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Avec le temps des cerises, vient celui des assemblées…

Avec le temps des cerises, vient celui des assemblées…

 

Tels les dictons venant de nos anciens sur le temps qu'il fera, ce titre pourrait en devenir un tant il est vrai  le mois de juin est celui des assemblées.

Tout d'abord, le 9 juin s'est tenue à Saint-Yorre la 2ème assemblée de la section Auvergne de Mutuale.  La majorité des délégués de section étaient présents pour analyser les faits importants de l'année 2016 ainsi que ceux qui se sont déroulés depuis le 1er janvier. Bilan et perspectives d'avenir ont alimenté les différentes interventions. Dans les débats, l'inquiétude sur l'avenir de notre système de protection sociale était palpable. En effet, les cotisations sont la base du financement pérenne de la Sécurité Sociale. Renoncer à ce principe comme le propose l'actuel Président de la République  en supprimant les cotisations salariales pour le chômage et la maladie et en augmentant de 1,7 point de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), c'est attaquer frontalement notre Sécurité Sociale.

En effet, cela revient à dire que les ressources futures de notre "sécu" dépendront de la volonté du pouvoir politique. Quand on voit la façon dont ce dernier agit avec l'Hôpital Public contraint de supprimer des lits, de fermer des services entiers, de licencier des personnels parce que les budgets alloués ne cessent de diminuer, on comprend la légitime crainte exprimée par les délégués.

Il s'agit selon Emmanuel Macron d'augmenter la rémunération nette des salariés. Si l'on fait le calcul pour un salarié percevant le SMIC, au final avec les plus et les moins, le gain sur le salaire ne sera que de 1,48% soit 21,70€ par mois. Sachant que l'un des moyens classiques pour réduire les dépenses de santé, c'est de procéder à des transferts massifs vers les organismes complémentaires, il n'est pas du tout certain que cela se termine par un gain pour les salariés.

Et ce ne sont pas les retraités qui de fait verront leur retraite baisser de fait de 1,70% qui diront le contraire !

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Ensuite, ce furent respectivement les Assemblées Générales de MUTUALE, la Mutuelle Familiale et de la Mutuelle Familiale des Œuvres Sociales les 14 et 15 juin, tout à côté de Blois.

Venant d'Auvergne et de Normandie, de Bretagne, de Picardie et du Nord, sans oublier le Centre et le Val de Loir, ils étaient 83 délégués à venir débattre et décider des choix stratégiques et politiques de leur Mutuelle.

 

Pour Mutuale, il reste encore des choses à faire pour achever la fusion, mais cela avance, et la volonté de réussir est toujours aussi forte.

 

 

Pour la MFOS, la difficulté principale est de trouver des professionnels de santé. Cela rend complexe la gestion de nos œuvres. Les décisions furent parfois difficiles à prendre et c'est alors que s'est fait sentir le poids des responsabilités. Au centre de tous les débats, de tous les choix, un seul fil conducteur prévaut systématiquement : le bien-être et l'intérêt des adhérents. C'est cela l'originalité du mouvement mutualiste : les délégués sont des mutualistes bénévoles qui représentent les mutualistes.

C'est avec passion que ce principe intangible de nos valeurs et de notre fonctionnement a été défendu. Il aboutit au fait que des administrateurs partent et d'autres nous rejoignent. C'est la force de notre mouvement. Chaque adhérent à la possibilité de présenter sa candidature aux fonctions de délégué ou d'administrateur, mais ce n'est pas parce que l'on est candidat que l'on est forcément élu. C'est la vie démocratique de notre mutuelle qui a, comme chaque année, renouvelé le tiers de son conseil d'administration. 

Ainsi Michel  JEAU pour Mutuale, quitte le CA après plusieurs décennies de sa vie consacrée notamment à son mandat mutualiste débuté en Touraine. Quant à Gisèle VEDOVATI, engagée dès la création de la  Mutuelle en Loir et Cher, elle ne s'est pas représentée pour permettre à une personne plus jeune de prendre la relève. Ce fut vraiment un grand moment d'émotion que d'entendre ces deux mutualistes nous dire au revoir.